{"id":4403,"date":"2024-02-16T18:50:06","date_gmt":"2024-02-16T17:50:06","guid":{"rendered":"https:\/\/pflanzenschuetzer.ch\/?p=4403"},"modified":"2026-08-15T01:09:02","modified_gmt":"2026-08-14T23:09:02","slug":"innovations-phytosanitaires-couteuses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pflanzenschuetzer.ch\/fr\/innovations-phytosanitaires-couteuses\/","title":{"rendered":"Innovations dans la protection des plantes : <strong>le d\u00e9veloppement de substances actives<\/strong> r\u00e9clame toujours plus d&rsquo;efforts et d&rsquo;argent"},"content":{"rendered":"<p>Pour mener un nouveau produit phytosanitaire jusqu&rsquo;au stade de sa commercialisation, les entreprises d\u00e9pensent en moyenne 301 millions US$. Les contraintes impos\u00e9es pour l&rsquo;autorisation d&rsquo;un produit sont de plus en plus s\u00e9v\u00e8res, notamment \u00e0 cause de normes environnementales sans cesse plus rigoureuses. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Une nouvelle \u00e9tude, bas\u00e9e sur les chiffres des principaux fabricants de produits de protection des plantes BASF, Bayer, Corteva, FMC et Syngenta, donne un aper\u00e7u des sommes consid\u00e9rables qui doivent \u00eatre d\u00e9bours\u00e9es avant de pouvoir commercialiser une nouvelle substance active. Elles comprennent les travaux n\u00e9cessaires pour identifier le principe actif, en optimiser l&rsquo;application, r\u00e9unir toutes les donn\u00e9es exig\u00e9es par l&rsquo;autorit\u00e9 d&rsquo;admission et enfin accompagner efficacement le produit tout au long de la proc\u00e9dure d&rsquo;autorisation. L&rsquo;\u00e9tude a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudes de march\u00e9 AgbioInvestor sur mandat de l&rsquo;association CropLife International, et compare l&rsquo;\u00e9volution sur vingt-cinq ans (1995 \u2013 2014\/19).  <\/p>\n<p>Sur la p\u00e9riode de 1995-2014\/19, le co\u00fbt total moyen a augment\u00e9 de 98 %, passant de 152 millions \u00e0 301 millions US$ par substance active. Plus de 40 % des co\u00fbts sont li\u00e9s \u00e0 la phase de recherche. Identifier des candidats prometteurs pour la fabrication d&rsquo;un nouveau produit devient de plus en plus cher. Alors qu&rsquo;en 1995, il fallait \u00e9tudier en moyenne 52 500 substances avant de pouvoir en d\u00e9velopper une seule jusqu&rsquo;au stade de la commercialisation, ce chiffre est pass\u00e9 \u00e0 rien moins que 159 754 sur la p\u00e9riode 2010\/14. Les informations \u00e0 collecter en phase de recherche ne portent pas seulement sur le potentiel d&rsquo;une substance. Pour que la d\u00e9cision puisse \u00eatre prise de faire de celle-ci, \u00e0 feu d&rsquo;argent, un produit phytosanitaire, elles doivent aussi renseigner sur sa compatibilit\u00e9 environnementale et ses effets sur la sant\u00e9.    <\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/pflanzenschuetzer.ch\/wp-content\/uploads\/2024-02-Kosten-PSM-Entwicklung_d.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-4399 aligncenter\" src=\"https:\/\/protecteurs-des-plantes.ch\/wp-content\/uploads\/2024-02-Kosten-PSM-Entwicklung_d-300x203.png\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"407\" srcset=\"https:\/\/pflanzenschuetzer.ch\/wp-content\/uploads\/2024-02-Kosten-PSM-Entwicklung_d-300x203.png 300w, https:\/\/pflanzenschuetzer.ch\/wp-content\/uploads\/2024-02-Kosten-PSM-Entwicklung_d-1024x694.png 1024w, https:\/\/pflanzenschuetzer.ch\/wp-content\/uploads\/2024-02-Kosten-PSM-Entwicklung_d-768x520.png 768w, https:\/\/pflanzenschuetzer.ch\/wp-content\/uploads\/2024-02-Kosten-PSM-Entwicklung_d.png 1889w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Dans la phase de d\u00e9veloppement, la substance active candidate et la formulation sont encore am\u00e9lior\u00e9es, des analyses toxicologiques approfondies sont effectu\u00e9es, et le comportement chimique de la substance active dans l&rsquo;environnement, y compris sa d\u00e9gradation, est \u00e9tudi\u00e9. Le poste de co\u00fbt individuel le plus important dans la phase de d\u00e9veloppement, avec une d\u00e9pense moyenne de 64 millions US$ pour une seule nouvelle substance active, est repr\u00e9sent\u00e9 par les synth\u00e8ses chimiques et les formulations des substances de test. Le deuxi\u00e8me facteur de co\u00fbt le plus important, 58 millions US$, concerne les essais au champ. Ceux-ci servent non seulement \u00e0 optimiser l&rsquo;efficacit\u00e9 du produit, mais aussi \u00e0 obtenir une grande partie des donn\u00e9es environnementales requises pour l&rsquo;enregistrement. Pour l&rsquo;autorisation elle-m\u00eame, des co\u00fbts de 42 millions US$ en moyenne sont encore engag\u00e9s, plus de trois fois plus qu&rsquo;en 1995, principalement pour la pr\u00e9paration du volumineux dossier d&rsquo;enregistrement destin\u00e9 aux autorit\u00e9s d&rsquo;autorisation.      <\/p>\n<p>\u00c9galement en raison des exigences d&rsquo;autorisation qui deviennent constamment plus strictes, en particulier dans le domaine de la compatibilit\u00e9 environnementale, la dur\u00e9e entre la premi\u00e8re synth\u00e8se d&rsquo;une nouvelle substance active et son introduction sur le march\u00e9 est pass\u00e9e de 8,3 ans (1995) \u00e0 d\u00e9sormais 12,3 ans (2014\/19). Dans le m\u00eame temps, le nombre de substances actives innovantes nouvellement introduites sur le march\u00e9 chaque ann\u00e9e diminue. Alors qu&rsquo;autour de 1995, environ 16 nouvelles substances actives arrivaient encore sur le march\u00e9 chaque ann\u00e9e, entre 2016 et 2020, seulement environ cinq nouvelles substances par an ont trouv\u00e9 leur chemin vers les champs des agriculteurs. En raison de la longue dur\u00e9e de d\u00e9veloppement et des investissements importants qui y sont li\u00e9s, des conditions r\u00e9glementaires fiables et pr\u00e9visibles sont d&rsquo;une grande importance pour les entreprises. Le d\u00e9fi de fournir aux agriculteurs une palette de substances actives suffisamment large pour une protection des plantes efficace et respectueuse de l&rsquo;environnement ne cesse de cro\u00eetre.    <\/p>\n<p><strong>Informations compl\u00e9mentaires : <\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/agbioinvestor.com\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/AgbioInvestor-CropLife-The-Cost-of-New-Agrochemical-Product-Discovery-Development-and-Registration.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Time and Cost of New Agrochemical Product Discovery, Development and Registration (1995 \u2013 2014\/19)<\/a>, AgbioInvestor, f\u00e9vrier 2024<br \/>\n<a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1002\/ps.6293\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Thomas C. Sparks &#038; Robert J. Bryant 2021, Crop protection compounds &#8211; trends and perspective<\/a>, Pest Mangement Science 77(8):3608-3616<\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/croplife.org\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/Cost-of-CP-report-FINAL.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">The Cost of New Agrochemical Product Discovery, Development and Registration 1995 to 2014<\/a>, Phillips McDougall, mars 2016<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour mener un nouveau produit phytosanitaire jusqu&rsquo;au stade de sa commercialisation, les entreprises d\u00e9pensent en moyenne 301 millions US$. 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